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Mandela l'incorruptible

« L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres- qualité à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » N.Mandela.

 

CITATION DE N.MANDELA

" Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales.J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre.Mais si cela est nécessaire,c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."  [Un long chemin vers la liberté]

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Un Général comorien a décidé de rentrer chez lui

Publié le 19/09/2013 à 09:28 par mwendje Tags : bonne centerblog monde homme chez amis roman france société 2010

Un Général comorien a décidé de rentrer chez lui, aux Comores

Après 9 mois en France, le Général Salimou Mohamed Amiri rentre aux Comores 

 

Par ARM

 

     Les membres de sa famille et ses nombreux amis installés en France auraient voulu qu’il reste encore un peu avec eux, mais le Général Salimou Mohamed Amiri a décidé de rentrer aux Comores. Sans trop connaître ses vraies motivations quand il avait décidé de venir en France en janvier 2013, une certaine presse avait parlé de l’«exil volontaire» en France du seul Général de l’Armée comorienne. En fait d’exil, il ne s’agissait pas d’exil, mais d’une visite prolongée, du fait de l’espacement entre deux rendez-vous médicaux, et sur ce chapitre, ce n’est pas le patient qui décide, mais les médecins. Quand on a été kidnappé et séquestré au cours de deux années et quelques mois et quand on est un homme responsable, la première chose qu’on fait dès que les tortionnaires comprennent qu’ils se trompent lourdement de «coupable», on va voir le médecin pour savoir si le kidnapping et la séquestration n’ont pas causé des dommages sur l’organisme. C’est ce qu’a fait le Général Salimou Mohamed Amiri quelques semaines après que ce qui tient lieu de «Justice» aux Comores ait compris qu’elle se trompait donc de «coupable» et qu’il fallait le laisser en paix. C’était le 2 novembre 2012.

 

     Début janvier 2013, la plus grande manifestation comorienne de France était organisée à Marseille, où des milliers de Comoriens venus de toute la France se retrouvaient pour célébrer l’arrivée d’un officier honnête, intègre, compétent et cultivé jusqu’au bout des ongles, un officier qui a fait sien le fameux mot du Maréchal Hubert Lyautey, selon lequel «celui qui n’est que militaire est un mauvais militaire», en un mot un officier qui ne pouvait que déranger un pouvoir civil reposant sur une politisation de l’Armée et qui voulait s’appuyer sur celle-ci pour perpétuer un régime politique qui devait partir avec armes et bagages le 26 mai 2010. Que fait-on d’un officier pareil dans un pays gangréné par les tripatouilles constitutionnels et les magouilles politiques de toutes sortes? On l’accuse d’avoir organisé et matérialisé l’assassinat d’un officier, le Lieutenant-colonel Combo Ayouba, avec qui il n’était nullement en compétition, et cela uniquement pour l’empêcher d’empêcher Ahmed Sambi de rester au pouvoir au-delà du 26 mai 2010. Diabolique.

 

     Mais, même dans la plus bananière des Républiquettes bananières, il arrive un moment où il faut admettre qu’on ne peut pas aller au-delà d’une certaine bêtise. Et, il a fallu reconnaître que le Général Salimou Mohamed Amiri n’avait aucun lien avec l’assassinat de Combo Ayouba. Pour autant, celui qui a été complètement innocenté par la Justice, seul pouvoir fondé à établir sa culpabilité ou son innocence, est tout de même resté sur la ligne de mire du pouvoir exécutif. En effet, ce dernier a refusé de rétablir le Général dans ses droits et lui fait subir des peines qui n’ont pas été édictées par le Juge. En effet, dans tout État de Droit digne de ce nom, quand une personnalité de cette envergure est accusée d’une infraction, on lui demande d’aller organiser sa défense, et quand elle est innocentée, on la réintègre dans ses fonctions. Dans le cas du Général Salimou Mohamed Amiri, rien de ceci n’a été fait. Or, il est des faits qui ne relèvent pas de la logique juridique: on ne peut pas maintenir en punition une personne qui a été innocentée par la Justice. Et, si l’affaire du Général devait être traitée de manière professionnelle, elle aurait dû être traitée par des spécialistes de questions de Défense et non par des politiciens, mus par des motivations et considérations politiciennes. La double peine est devenue une triple peine, et le Général, innocenté, se trouvait chassé de l’Armée comme s’il était coupable, et aucune excuse ne lui a été présentée, tout comme l’État, ingrat, n’a pas souhaité le réhabiliter, dans une grandiose cérémonie publique pour que cela se sache. Le Capitaine Alfred Dreyfus, célèbre devancier du Général Salimou Mohamed Amiri dans le domaine de l’injustice, avait fini par être réhabilité, après reconnaissance de son innocence, et nous n’attendons pas une réhabilitation du Général dans deux siècles, mais ici et maintenant!

 

    On peut ne pas être un militaire et fréquenter les militaires et avoir été auditeur d’un Centre d’Études stratégiques, où l’on apprend deux ou trois petites choses qui montrent que toute la démarche de l’État comorien dans l’affaire du Général Salimou Mohamed Amiri repose sur le néant. Et quand on remarque l’acharnement haineux avec lequel les organes de propagande d’Ahmed Sambi parlent de l’«ex-Général», on est sidéré. Qui a décidé que le Général Salimou Mohamed Amiri était devenu un «ex-Général», alors qu’on ne peut pas condamner un homme avant son jugement final? Or, le 2 novembre 2013, le Juge a dit que le Général était innocent mais n’a pas dit qu’il devait perdre son grade. S’il faut parler un langage juridique, parlons un langage juridique, et les vaches seront mieux gardées. Mais, qu’on ne vienne pas sortir des inepties et des insanités devant des juristes. Quand le juge Rachadi Mchangama avait parlé de «contrôle judiciaire surveillé», il avait usé d’une expression qu’aucun juriste sérieux ne connaissait. Or, si les pouvoirs exécutif, judiciaire et juridictionnel ont quelques cancres, la «société civile» comorienne compte des juristes indépendants, qui ne voient pas du tout d’un bon œil les dérives judiciaires qui enterrent chaque jour ce beau pays.

 

     Tout se jouera en 2016, quand le pouvoir politique sera entre de mains que tout le monde espère plus expertes, plus professionnelles, quand il sera possible de discuter avec des gens plus raisonnables, qui ne partent pas de l’idée d’eux reçue selon laquelle ils sont les meilleurs des Comoriens. Et, en 2016, il se passera beaucoup de choses, car le Général Salimou Mohamed Amiri «n’exclut rien», sauf faire un putsch. Mais, il ne va pas végéter d’ici là, tant s’en faut. Selon des sources bien informées, il est candidat au poste de chef de la Force en Attente de l’Afrique de l’Est, l’ancienne Brigade est-africaine, un poste qui revient aux Comores en décembre 2013 et pour deux ans. Les Comores ont entre les mains sa candidature et celle de Mohamed Bacar Dossar. Mais, la seule vraie candidature est celle du Général car, d’une part, c’est son métier, il est dans son élément et est très apprécié au sein de la Force, lui qui a été le Président des chefs d’états-majors de celle-ci, et d’autre part, Mohamed Bacar Dossar y a laissé un très mauvais souvenir. Ce qui signifie que si la candidature du Général n’est pas retenue, c’est qu’elle aura été sabotée par les Comores, qui doivent la présenter, car il s’agit d’une affaire interétatique, et qui plus est, touchant le domaine très sensible de la Défense et de la sécurité. Par le passé, les Comores ont perdu beaucoup de postes dans des institutions internationales, uniquement parce qu’elles préféraient les perdre plutôt que de voir s’y installer des Comoriens. Cela s’appelle la politique de la terre brûlée. Mais, est-ce que, cette fois encore, on va sombrer dans cette bêtise nationale?

 

     En tout état de cause, des amis nous apprennent que ce jeudi 19 septembre 2013, nombreux seront ceux qui vont accueillir en grande pompe le Général Salimou Mohamed Amiri à Hahaya. Ça serait une bonne chose car on doit constamment rappeler aux autorités comoriennes que celui-ci existe toujours et que son dossier doit être bouclé de la meilleure des façons, dans le strict respect de la Loi et de l’équité.

 

©www.lemohelien.com