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" Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales.J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre.Mais si cela est nécessaire,c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."  [Un long chemin vers la liberté]

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Interview exclusive du vice-président M.A.SOILIH

Publié le 23/07/2014 à 07:43 par mwendje Tags : vie france travail anniversaire solidarité

Mohamed_Ali_SoilihPour le vice-président comorien en charge du ministère des Finances, l’obtention du point d’achèvement de l’IPPTE et l’effacement de la dette sont l’aboutissement d’un long combat, d’une longue bataille. Ils sont la reconnaissance du «sérieux de notre gouvernance par nos partenaires». Mohamed Ali Soilih que beaucoup considèrent dès le lendemain de l’élection du président Ikililou Dhoinine comme candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour le tour de la Grande-Comore tient avant tout à réussir ses missions en tant qu’argentier de l’Etat.


Le troisième anniversaire du mandat du Président Ikililou Dhoinine a été célébré le 26 mai 2014. Certains considèrent que le point le plus saillant du bilan est l’effacement de la dette. Partagez-vous cette opinion?


L’obtention du point d’achèvement de l’IPPTE et l’effacement de la dette sont l’aboutissement d’un long combat, d’une longue bataille qui, on se le rappelle, a connu des fortunes diverses tout au long de son évolution. Cette bataille a été gagnée grâce à l’engagement fort duChefde l’Etat sous l’autorité duquel il nous a été donné de piloter le processus. Ce succès est aussi celui de toute l’équipe gouvernementale dont il faut saluer la discipline collective et la grande solidarité manifestée durant ces trois difficiles années. Cette victoire est aussi celle de tout le pays, de tous nos compatriotes dont il faut aussi relever la patience à supporter les privations qui découlaient du programme conclu avec la Banque mondiale et le FMI.


Mis à part le point d’achèvement de l’IPPTE, ce qui n’est pas peu, il est vrai, quels autres succès mettez-vous au compte de l’action de votre département durant ces trois dernières années?


Le ministère des finances est aujourd’hui méconnaissable sur le plan structurel tant de grandes réformes ont complètement changé sa configuration ces dernières années. Ces réformes étaient autant de conditionnalités fixées par le programme convenu avec les institutions internationales. Souvenez-vous d’où nous venons et vous comprendrez que la tâche a été herculéenne : assainir les finances publiques, hiérarchiser nos choix dans un pays où tout est prioritaire, créer un environnement juridique et bancaire attractif pour les affaires, consolider définitivement la chaîne des dépenses et des recettes de l’Etat et que sais-je encore…
En conséquence de tout cela nous avons maintenant cette régularité des salaires, ces chantiers ouverts sur le front des infrastructures routières, aéroportuaires et sanitaires, ces projets d’adduction d’eau dont les travaux ont commencé dans diverses régions des trois îles, notamment à Moroni où les travaux du site de Vouvouni,vont entre autre accroître les capacités de stockage des réservoirs, ce qui permettra d’alimenter régulièrement la capitale et ses environs.

Après l’atteinte du point d’achèvement, que fait le pays pour consolider les acquis et surtout relancer son économie?


Lorsque nous avons abouti au succès du point d’achèvement, j’ai entendu des gens se demander s’il y avait une vie après l’Ippte. Eh ! bien oui. Car gagner le point d’achèvement est une chose, mais gagner la relance de l’économie est une autre paire de manches. C’est maintenant que le pays doit retrousser les manches et se mettre au travail. Pour notre part nous savons qu’il faut consolider et poursuivre les réformes structurelles.
Aujourd’hui que tous les guichets sont rouverts pour les Comores, après vingt ans de rupture avec les institutions financières internationales, nous devons préparer un véritable programme de relance de l’économie du pays. La remise aux normes de nos infrastructures est une première étape nécessaire.
Mais d’ores et déjà le Fonds saoudien nous a octroyé 50 millions $ pour le financement des infrastructures tandis que de son côté la Banque islamique nous a accordé 35 millions $.
Le Gouvernement a aussi obtenu un don de financement de 22 millions de $ pour la construction d’un Câble en fibre optique pour relier la région.
Il convient par ailleurs de noter ceci, et c’est important : un accord passé avec la MIGA, une filiale de la BM, va permettre de garantir les investissements à destination des Comores ; la même disposition est prise avec la BID. Les projets de Doha par exemple peuvent maintenant être lancés tandis que les autres initiatives d’investissement dans le pays pourront intervenir avec plus de confiance, de garantie et d’assurance.
Notre secteur privé national a là une rare opportunité de s’organiser et de se lancer véritablement dans la grande aventure de l’entreprise.
Le Gouvernement a aussi obtenu un don de financement de 22 millions de $ pour la construction d’un Câble en fibre optique pour relier la région.

En matière d’amélioration des ressources de l’Etat, qu’est-ce qui se fait, alors?


Actuellement, le système fiscal est rationalisé grâce à l’opérationnalisation de l’Administration Générale des Impôts et des Domaines (AGID). Il est conforme aux standards internationaux. Bien que les résultats ne se fassent pas encore sentir, je peux vous assurer que c’est une réforme majeure. Vous savez que c’est la première fois depuis 17 ans que les comptes administratifs et les comptes de gestion de l’Etat sont rendus disponibles. Le programme doit consolider l’informatisation de la chaine des recettes et des dépenses. Cette informatisation est en cours de mise en œuvre. Le personnel de la chaine de la dépense et de la recette est formé dans ses spécialités et la Direction Générale de la comptabilité publique et du Trésor est rendue opérationnelle grâce à la nomination des chefs de services et responsables des différents départements. Les marchés relatifs à l’informatisation de la chaine de dépense sont lancés. Il s’agit de relier la Douane, les Impôts, le Budget et le Trésor pour mieux maîtriser le circuit en matière d’entrée des recettes et paiement des dépenses. Enfin, un Plan d’Action triennal 2014–2016, résultant de la stratégie sur la gestion des finances publiques, est élaboré. Il faut noter aussi l’effacement de la dette postale entre les Comores et la France qui va permettre une plus grande sécurisation des flux financiers entre la diaspora et le pays.
Nos compatriotes disent ne pas ressentir jusqu’à maintenant l’impact de cet effort dans leur quotidien. Comment réagissez-vous face à cela?
C’est l’avis des experts en esprit chagrin, mais dans mes contacts presque quotidiens avec différentes catégories de la population, je constate avec plaisir l’adhésion de plus en plus de gens aux politiques que conduit le Président de la République.
Les Comoriens savent gré au Chef de l’Etat de réaliser ces importants travaux d’infrastructures, d’assurer cette régularité des salaires. Les Comoriens nous savent également gré d’avoir concouru à créer ce climat apaisé dans le pays, loin de l’agitation frénétique que nous avons connu naguère encore.

La citoyenneté économique, parlons-en, car des compatriotes craignent que le tarissement de cette source ne signe pas la fin de la régularité des salaires?


Il faut d’abord détromper les gens, car la vérité est que le fonds de la « citoyenneté économique » n’a jamais été la source principale du paiement des salaires des fonctionnaires. Cette régularité des salaires est le fruit d’une discipline budgétaire et d’un sérieux dans la gestion du dénier public. Certes, il arrive de temps en temps que nous puisions dans ce fonds, 50 à 100 millions pour boucler un mois, mais c’est tout. Alors, arrêtons de mêler ce que nous savons à ce que nous ne savons pas.

Monsieur le Vice-président, depuis trois ans, et c’est à votre crédit, les fonctionnaires comoriens touchent régulièrement leurs salaires. Mais ces derniers mois, ces salaires tombent tardivement sans pour autant qu’il y ait arriérés, ce qui ne manque pas de rappeler de mauvais souvenirs. Que répondez-vous?


On n’efface pas aussi facilement des souvenirs cauchemardesques de plusieurs décennies. L’essentiel, comme vous le dites, réside dans le fait qu’il n’y a pas d’arriérés de salaires, et nous continuerons à déployer des efforts pour maintenir le rythme.

Le pays se prépare à organiser trois élections simultanément, ce qui implique notamment beaucoup de moyens. Un peu plus de trois milliards, pris en compte dans la loi de finances rectificative. Les gens craignent que l’on n’arrive pas à tenir cette échéance faute de moyens financiers. Cette crainte est-elle justifiée?


Non, il n’y a aucune raison de craindre un non-respect des échéances. Sauf que les sceptiques ne seront convaincus qu’au mois de novembre lorsque effectivement les élections se seront déroulées. Au niveau du gouvernement et de nos partenaires, toutes les énergies sont tendues pour ce grand rendez-vous avec la démocratie. De toute façon, c’est vers nous que doit se diriger le regard du peuple car c’est à nous qu’il a accordé ses suffrages et à qui il a confié les rênes du pays, et non à des gens spécialisés dans la fabrication de rumeurs pour semer le trouble dans les esprits.

Monsieur le Vice-président, nous parlions tout à l’heure des élections de novembre 2014, mais manifestement beaucoup ont les yeux rivés sur 2016. Est-ce votre cas?


Je dois vous dire que cela ne m’a jamais enivré car j’ai compris que les Comoriens n’ont pas élu un candidat, mais un vice-président, auquel le Chef de l’Etat a bien voulu confier un important département ministériel. Je me suis donc attelé à cette mission exaltante avec les difficultés et les succès que l’on connaît. Maintenant, j’ai avant tout à cœur de réussir l’expérience actuelle et, c’est une expérience que nous allons réussir collectivement, sous l’égide du chef de l’État, le Docteur Ikililou Dhoinine. Il sera toujours temps de parler de présidentielle lorsque le moment sera venu.

Propos recueillis
par Saminya Bounou

Le gouvernement comorien investit la toile

Publié le 12/07/2014 à 07:46 par mwendje Tags : france

Le gouvernement comorien investit la toile

 

 

 

Le gouvernement comorien vient de lancer officiellement ce samedi son portail électronique. Une plateforme moderne selon son web master et où les lecteurs trouveront l’actualité du gouvernement, des dossiers de presse. Une équipe de journalistes a été recrutée à temps plein pour alimenter ce site web.

 

 

Le gouvernement comorien investit la toile et dispose désormais de son propre portail électronique répondant au nom de domaine : www.gouvernement.km. Le secrétaire général du gouvernement a procédé à son lancement officiel en présence de la presse nationale et des attachés de presse des différents ministères.

 

Cette plateforme mise en ligne par le gouvernement est un « outil qui doit permettre aux habitants de notre pays, mais également à notre diaspora, de rester constamment informés sur l’action du gouvernement pour le développement socio-économique du pays. Elle contribue aussi à l’effort de rapprochement du gouvernement à son peuple », fait savoir le secrétaire général du gouvernement. Et lui de continuer « qu’il me soit permis de rappeler au passage qu’il y a quatre mois, nous avons (le gouvernement : ndlr ) lancé le journal officiel en ligne et aujourd’hui, on peut consulter les actes officiels de la République à partir de son smart phone ou son ordinateur à condition d’avoir accès à l’Internet ».

 

Ce portail gouvernemental, conçu et hébergé par l’entreprise Smartview web solutions, a la possibilité de s’adapter à tous les supports, que ça soit sur smart phone ou sur tablette. On y trouve une chaine YouTube où sont publiées des vidéos. « Chaque ministère dispose de sa page avec les actualités lui concernant, sa biographie succincte et la constitution de son cabinet », explique-t-il.

 

A l’entendre, une équipe de journalistes a été recrutée pour alimenter ce site web. Elle devrait travailler avec un réseau formé par les attachés de presses des différents ministères, chargés de collecter les informations liés à leur département. Ce projet a été financé par la France à travers ses fonds d’aide budgétaire.

 

Maoulida Mbaé

Des Hommes d'Affaires Bourkinabès à Moroni

Publié le 26/06/2014 à 10:14 par mwendje Tags : cadre texte

Lundi dernier, une délégation d’hommes d’affaires burkinabés s’est posée aux Comores pour une mission de prospection. Des rencontres avec les acteurs privés sont prévues.

Dans le cadre du développement du pays, une délégation d’hommes d’affaires burkinabés se trouve au pays depuis lundi dernier. Du 23 au 28 Juin, ces hommes d’affaire vont effectuer des missions de prospection dans l’option d’investir dans le pays. La délégation est composée de 6 personnes et rencontrera les opérateurs économiques du pays. « Cette mission va permettre aux opérateurs des deux pays de se rencontrer et de parcourir ensemble les opportunités d’affaires dans les deux pays. C’est l’occasion aussi pour le grand public de découvrir les produits du Burkina Faso », déclare Fahmy Thabit, le président de l’Union des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture (UCCIA).

Ces journées commerciales seront l’occasion de faire valoir les potentialités de développement et d’échanges entre les deux pays à travers l’organisation d’expositions, des séances de promotion et des rencontres B2B. « C’est une occasion unique de nouer des partenariats commerciaux et financiers dans des secteurs aussi variés que l’agroalimentaire, l’industrie, la transformation, la conservation, l’énergie solaire, le BTP, le texte, les arts et tant d’autres », poursuit-il.

Lors de son intervention, le président de l’UCCIA a montré qu’il existait des opportunités réelles d’investissement aux Comores. Il a présenté l’amélioration de l’environnement des affaires, de son cadre légal mais aussi, de l’évolution des finances publiques. « Tous ces efforts ont permis aux Comores de gagner trois places au niveau mondial et 5 places au niveau de la sous-région OHADA et être classé meilleur pays réformateur de la sous région OHADA en 2012 », avance Fahmy Thabit.

Pendant 6 jours, les deux parties vont faire valoir leurs potentialités et parcourir les possibilités d’établir des partenariats d’affaires dans l’organisation des rencontres avec les acteurs privés et les décideurs publics. La délégation burkinabé a montré sa disposition de nouer des partenariats sur la formation et l’éducation. « Ces deux secteurs sont des secteurs qui ont beaucoup évolué dans notre pays et c’est pourquoi nous montrons notre disponibilité», lance à son tour Gaston Kani Gnouma,

chef

de la délégation. Celle-ci a évoqué son souhait d’exporter des produits carnés mais a évoqué l’obstacle des moyens de transport.

Mohamed Youssouf

Le charisme de Sambi serait-il en train de s’essouffler ?

Publié le 26/06/2014 à 07:44 par mwendje Tags : amis background travail dieu femmes voyage

Le charisme de Sambi serait-il en train de s’essouffler ?

 

Pour la première fois, la magie Sambi n’a pas opéré. Dans sa toute première sortie médiatique après l’inauguration officielle du quartier général de son parti JUWA, l’ancien président n’a pas fait salle comble au cours de la réunion initiée hier par les femmes de la capitale. En bon tacticien, il a imputé la démobilisation ressentie à un timing inconvenable.

 

 

Pour sa toute première apparition médiatique après une longue absence dans le pays, l’ancien

chefde l’Etat n’a pas fait salle comble au cours de sa rencontre avec les femmes de la capitale. Le très charismatique leader politico-religieux n’a pas rempli le foyer des femmes de Moroni, comme il en a l’habitude, laissant perplexes de nombreux observateurs politiques de la place après cette prestation mitigée.

Mais en bon diplomate, cet ancien chef d’Etat a vite fait le choix d’expliquer la question de la faible mobilisation en imputant la faute à un timing non calculé par les organisateurs. « Quand on m’a informé que les femmes de la capitale voulaient me rencontrer, j’ai demandé quand et à quelle heure. On m’a répondu aujourd’hui, à cette heure-ci. J’ai rétorqué que c’était une journée de travail, à des heures de travail et que ça sera difficile mais qu’on le maintenait quand même », a-t-il fait savoir. « Je suis convaincu que sans les obstacles que j’ai évoqués, elles seraient nombreuses aujourd’hui ».

 

En cette période de précampagne, l’ancien raïs n’oublie pas les coups, qu’il réserve comme à son habitude, à ses ennemis politiques d’aujourd’hui, ses amis d’hier. « Je prie Dieu pour qu’Il vous épargne du club des TTH (traitre-trompeur-hypocrite)», a-t-il asséné, visant par là son ancien entourage qui lui a aujourd’hui tourné le dos. Fidèle à lui-même, ce dernier s’est félicité d’avoir pu remettre le pays sur les rails avec des projets ambitieux. « J’avais pris l’engament de faire de Moroni la véritable vitrine du pays », a-t-il dit.

 

Ce dernier se pose également des questions sur les raisons du désamour avec le régime actuel et curieusement, avec les partis opposant au régime alors que sa formation politique devait faire partie de cette famille politique au pouvoir. Il conclut que la haine que ses adversaires lui vouent « est le fait que nous avons eu un début de remèdes des maux qui rongent le pays »a-t-il déclaré.

 

Initiateur du projet « citoyenneté économique », ce dernier s’est dit choqué lorsqu’à Dubai, il a « constaté que les passeports comoriens sont vendus comme du pain et que beaucoup de bénéficiaires n’ont pas rempli les critères pour l’obtention de ce document de voyage ». Face à la menace terroriste, Sambi demande à l’Etat de cadrer ce projet. Ce qui n’a en revanche pas échappé aux observateurs politiques de la place, c’est qu’Ahmed Abdallah Sambi n’a pas abandonné le rêve de se porter candidats aux prochaines élections présidentielles, dont le tour revient à Ngazidja en 2016, après Ndzouani (2005) et Mwali (2011). Comment ? C’est là où réside le « mystère Sambi ».

 

Maoulida Mbaé

Fundi Anturi à la tête d’une commune de 10 villages

Publié le 25/06/2014 à 12:30 par mwendje Tags : annonce

La deuxième commune de la région de Hamahamet a un nouveau maire. Anturi a été élu à la tête de la commune de Nyuma’mdro. La cérémonie d’investiture a eu lieu jeudi en présence de la notabilité de la commune.

Le gouverneur de l’île autonome de Ngazidja Mouigni Baraka Said Soilih, vient d’installer le maire de la deuxième commune de Hamahamet (Commune de Nyuma’mdro). Il s’appelle Anturi Mohamed Moussa alias Fundi Anturi et a été investi jeudi matin lors d’une cérémonie solennelle qui s’est déroulée à Bambadjani dans la Région de Hamahamet en présence d’une foule nombreuse.

Après 18 mois de retard, « je suis venu dans votre région pour tenir mes promesse en mettant à la tête de cette commune, l’homme que vous attendiez », annonce le gouverneur qui estime avoir nommé « l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut ». Le nouveau maire, fraichement investi, a défini les missions que son poste lui confère. Originaire de Mmoidja, ce dernier s’est également engagé dans son discours à réunir les 10 villages de la commune de Nyuma’mdro dans la sérénité et la paix.

L’ancien Ministre Ahmed Mbaé Boina a tenu à rappeler au nouvel élu que la tâche n’est pas du tout facile à accomplir car le délai est trop court. Il l’incite à miser sur les collaborations car comme il l’a si bien résumé dans sa phrase, « une seule main ne peut applaudir » a-t-il conclu, sous les applaudissements de l’assistance.

Ibnou M. Abdou

Msaidié accuse le pouvoir

Publié le 12/06/2014 à 10:44 par mwendje

Les leaders de la toute nouvelle formation politique RADHI manifestent, dans une conférence de presse, un sentiment de consternation par rapport aux déclarations de Moussa Toybou, niant toute fusion entre son parti (SNDD) et celui de Houmédi Msaidié. Radhi se place dans l’opposition et ses leaders critiquent sévèrement l’action du gouvernement.

Les leaders de la nouvelle formation politique RADHI, Rassemblement pour une Alternative de Développement Harmonisé et Intégré (RADHI), rompent le silence à propos du retournement de veste de l’ancien président de l’Ile d’Anjouan Moussa Toybou, qui a nié dans un quotidien de la place toute fusion entre son parti SNDD et la nouvelle formation politique. « C’est presque une insulte. Je l’ai vécu comme une insulte », lache, consterné, Abdou Sœufo, membre du bureau du RADHI avant d’ajouter « Moussa Toybou doit comprendre qu’il nous a fait du mal ».

Un sentiment de désarroi que partagent les leaders de ce parti politique. Son secrétaire général, Houmedi Msaidie, a révélé à la presse les nombreuses rencontres qui ont eu lieu à Anjouan comme à Ngazidja, pour arriver à la fusion. Même son de cloche pour Kamar Ezamane Mohamed, membre fondateur de RADHI. Selon cet ancien ministre des Finances de l’Ile, la conférence de presse organisée pour officialiser cette fusion était l’initiative de l’ancien président de l’Ile d’Anjouan.

Malgré cette déception, le secrétaire général du parti RADHI reste confiant et renouvelle sa confiance aux anciens militants du SNDD, qui sont fidèles à leur nouvelle couleur politique. Kamar Ezamane quant à lui, ne ferme toutefois pas la porte à l’actuel conseiller du

chef

de l’Etat. « On reste ouvert quant à un retour de l’ancien président de l’Ile d’Anjouan au sein du parti RADHI. Il a toujours sa place parmi nous », a-t-il avancé.

Par ailleurs, le secrétaire général du RADHI s’installe de plus en plus confortablement dans le fauteuil d’opposant au pouvoir Ikililou. Un pouvoir que cet ancien élu de la région Mbudé-Mitsamiouli qualifie de laxiste dans plusieurs domaines. Selon lui, le régime actuel a échoué dans sa politique de lutte contre la pauvreté avec un taux de chômage galopant et des entreprises qui ferment ou licencient massivement.

Il épingle le manque de visibilité des sociétés d’Etat et établissements publics en termes d’investissement. En somme, c’est un gouvernement en faillite sur tous les fronts, que ce soit sur la politique de l’emploi ou sur une volonté réelle de lutter contre la corruption. Un gouvernement incapable, selon Msaidié de trouver une solution à la crise énergétique qui frappe le pays, plongeant son économie dans un marasme.

Maoulida Mbaé

Mamwe reste dans l’attente du gouvernement

Publié le 07/06/2014 à 08:35 par mwendje Tags : chez background société

 Crise de l’électricité : Mamwe reste dans l’attente des engagements du

gouvernement

ModecLe Mouvement des entreprises comoriennes (Modec) a été reçu, jeudi 5 juin, dans le bureau du directeur général de la société Mamwe. Une rencontre qui a eu lieu dans un contexte marqué par deux semaines de délestages électriques permanents dans la capitale et le black-out dans le reste de l’île de Ngazidja.

Le vice-président du Modec s’est dit étonné de la situation qui prévaut malgré les engagements du ministre de l’Energie relatif à une subvention de l’Etat à la société nationale de

production

et de distribution de l’électricité jusqu’en décembre 2015. Hamidou Mhoma a rappelé au directeur de Mamwe la situation difficile dans laquelle sont plongées les entreprises et l’économie en générale. C’était en fait le 29 avril dernier, à la suite d’âpres négociations entre la société civile et le ministère de l’Energie que le gouvernement avait accepté de subventionner l’approvisionnement en gasoil à hauteur de 39 millions de francs par semaine jusqu’à la mise en place de la centrale au fuel lourd. Concrètement, sur un litre de gasoil facturé à 400 francs pour Mamwe, l’Etat devait assurer de payer 150 fc.

Mais le directeur de Mamwe, Ibrahim Mze, a affirmé à ses interlocuteurs que le gouvernement avait accusé des retards de trois semaines par rapport aux engagements qui ont été pris fin avril. Pour sa part, la société des hydrocarbures reste sourde aux bonnes paroles des autorités sans le chèque. Une lettre d’engagement du directeur général de Comores Telecom, Impliqué dans la recherche de solution, à son homologue de la Sch a reçu une fin de non de recevoir de la part de ce dernier.

Les responsables de Mamwe ont tenté d’expliquer que la commande de 21.000 litres de gasoil par jour allait occasionner deux coupures de courant dans la capitale en début d’après-midi et dans la matinée pour certains quartiers. Avec cette quantité, les régions éloignées de Moroni, Sont encore plus pénalisées.
Les dirigeants du mouvement des entreprises ont aussi évoqué l’imposition de la «partie fixe» depuis le mois d’avril chez tous les abonnés de la société nationale. La direction de Mamwe a accepté de revoir l’application de cette taxe en particulier dans cette période de crise énergétique aiguë. Une réunion restreinte est programmée dans les prochaines semaines. Le Modec a eu de la société Mamwe le droit de bénéficier du statut de prioritaire dans la fourniture de l’électricité notamment pour les entreprises du secteur productif.

Entre le marteau et l’enclume, Ibrahim Mzé, qui compte plus de quatre mois à la tête de Mamwe doit désormais faire face à une tension interne due à des retards de salaire de ses employés.

Toyb Ahmed

COI: Des formateurs français attendus à Moron

Publié le 07/06/2014 à 08:28 par mwendje Tags : france fond
 

coi«Le compte à rebours a déjà commencé; il ne reste plus que quelques semaines’’, a déclaré hier le président du Comité national chargé de préparer le IVème Sommet de la Coi, prévu en juillet prochain aux Comores, au cours d’une rencontre avec les représentants des corps diplomatiques accrédités à Moroni. Il a fait une mise au point complète sur l’évolution des préparatifs. ‘’Nous avons été reçus en conseil des ministres. Ensemble, pendant deux heures d’horloge, nous avons passé en revue tous les aspects (protocolaires, organisationnels et budgétaires). Le

chef

de l’Etat attache un intérêt tout particulier à ces travaux’’,a-t-il dit.

Le Comité national a déjà rencontré les opérateurs économiques locaux, qui se sont dit ‘’disposés à nous accompagner pour la réussite du Sommet’’, a fait savoir Dr Abdourahim Said Bacar. Selon lui, l’accent est actuellement mis sur le volet communication. Ainsi, des banderoles sont déployées au niveau des principales artères de la capitale ainsi qu’à l’aéroport de Hahaya. Un spot est actuellemnt en cours de réalisation; il est censé être diffusé dans toutes les télévisions de la région. ‘’Nous envisageons de rencontrer les maires et les préfets pour que cet événement soit vécu ici et là, jusqu’au fin fond de la campagne et sur les autres îles’’, a indiqué le chargé de communication du ministère des Relations extérieures, Mouigni Abdou.

Pour éviter tout couac protocolaire, la France, dont la délégation sera composée de 150 membres, dépêchera, du 22 au 27 juin, des encadreurs à Moroni pour assurer des formations aussi bien sur le protocole que la logistique, la sécurité et la protection rapprochée des hautes personalités,...

Au niveau du transport et de l’hébérgement des différentes délégations, les responsables de ces deux sous-commissions ont fait état du niveau actuel des préparatifs. La Première conseillère de l’ambassade de France a montré toute la disponibilité de Paris à apporter son assistance aux Comores pour que le sommet se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Mohamed Inoussa

Il y a 36 ans, fût assassiné Ali Soilihi Mtsashiwa

Publié le 05/06/2014 à 09:29 par mwendje Tags : monde france fond travail nuit chiens

Le 29 mai 1978, quelques jours après le coup d’Etat de Bob Denard du 13 mai 1978, le président Ali Swalihi était abattu, officiellement « au cours d’une tentative d’évasion » dans la nuit du 28 au 29 mai du même mois. Pour mémoire, il faut savoir que lors des assassinats des présidents Ali Swalihi et Ahmed Abdallah, dans la nuit du 25 au 26 novembre, ce sont des soldats comoriens qui sont accusés d’avoir appuyé sur la gâchette alors que tout le monde sait que tout cela a été orchestré par le mercenaire Bob Denard et ses chiens de guerre. Et comme par hasard dans les deux cas, Bob était aux premières loges. Pure coïncidence, sans doute !

L’histoire du mercenariat et de ses conséquences dans notre pays reste encore à écrire. Trente six ans après sa tragique disparition, les uns et les autres gardent en mémoire, sa volonté farouche de faire du comorien, le maître de son propre destin. Beaucoup a été écrit sur le Mongozi tant sur ses réalisations que sur les excès de son régime.

Parmi les questions qui reviennent souvent, il y a celle relative à sa métamorphose par rapport à ses relations avec celui qu’il avait coutume de qualifier de puissance administrante ou tutrice. En effet, lors de sa prise du pouvoir le 3 août 1975, Ali Swalihi avait cité parmi les raisons, la préservation des liens avec la France, qui avait été rompus selon lui, par la proclamation unilatérale de l’indépendance par Ahmed Abdallah. La suite allait montrer que le Mongozi avait bien caché son jeu.

L’autre question a trait à son programme économique planifié et le système de décentralisation qu’il voulait imposer. Le travail à marche forcée imposé à la population pour la construction des « moudria » (blocs administratifs décentralisés) est resté dans les mémoires. Avec le libéralisme sauvage actuel, certains se souviennent du temps du Mongozi où les denrées de première nécessité étaient à la portée du citoyen de base.

L’autre aspect qui revient souvent a trait aux méthodes brutales utilisées par les fameux commandos « moissi » pour faire avaler la pilule à une notabilité fermement opposée à toute velléité de changement révolutionnaire. Mais c’est surtout l’idée largement répandue à l’époque que le régime était un fossoyeur de la religion qui a porté un grave préjudice au Mongozi. Son assassinat aurait eu l’aval des hautes autorités religieuses.

Un jour nos historiens, nous éclaireront davantage sur ce personnage aux multiples facettes qui en deux ans avait bouleversé de fond en comble la quiétude des îles de la lune. Aujourd’hui, avec la globalisation de l’économie et l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et de la communication, certains ont du mal à imaginer ce personnage qui a su marquer une génération de comoriens. Sur le plan médiatique, Ali Swalihi avait privilégié la radio au détriment de l’image et sur ce plan là, il aura manqué de vision.

Mmagaza

Sakina M’sa parraine la seconde édition

Publié le 05/06/2014 à 09:19 par mwendje Tags : france mode création femmes art

La deuxième édition du festival des arts contemporains des Comores s’ouvre ce jeudi 29 mai au Palais du Peuple, sous le patronage du ministère des Arts et de la Culture. Cette année, le FACC sera parrainé par la styliste comorienne Sakina Msa.

Palais du peuple, Medina Badjanani, Volo-volo, Oasis, l’Office du tourisme, l’Université, le Foyer des femmes, le CNDRS, la baie de Kalaweni, seront tous pris d’assaut par les artistes. Ces lieux accueilleront les expositions, conférences et performances des artistes internationaux venus animer ces 4 jours d’activités.

Le festival a été créé pour la « promotion et le développement de l’art contemporain aux Comores ». Cet évènement réunira les grands noms de la culture dans l’archipel. Les invités d’honneur sont le créateur de mode Sidahmed Alphadi Seidnaly, le plasticien Wihiam Zitte, le directeur artistique et commissaire d’exposition venu d’Haïti, Giscard Bouchotte, l’écrivain Djibril Tamsir Niane de la Guinée et la créatrice de mode, Nourel Moussa.

Des photographes, danseurs, littéraires, peintres, plasticiens, vidéastes et cinéastes sont également attendus en provenance de France, Haiti, Guinée (…) à ce grand rendez-vous culturel. Plus de 70 invités viendront se joindre aux artistes nationaux dans une dynamique de diversité culturelle et traditionnelle.

Ce festival a été initié par le plasticien Denis Baltazar et Fatima Oussein, une avocate franco-comorienne passionnée d’arts. Ces deux grands amoureux de l’art contemporain ont lancé cet évènement pour promouvoir l’art et la culture comorienne et encourager la création artistique dans l’archipel. La première édition organisée en juin 2012 était parrainée par le sculpteur sénégalais Ousmane Sow.

Al-hamdi Abdillah Hamdi


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