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Mandela l'incorruptible

« L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres- qualité à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » N.Mandela.

 

N.MANDELA (1918-2013)
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CITATION DE N.MANDELA

" Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales.J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre.Mais si cela est nécessaire,c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."  [Un long chemin vers la liberté]

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Les Comores, un peuple bafoué

Publié le 19/04/2015 à 11:23 par mwendje

En 2016, les comoriens de France participeront aux élections

Publié le 15/04/2015 à 08:19 par mwendje Tags : blog merci background france carte

2016 :COMMUNIQUÉ DE L'AMBASSADE DES COMORES À PARIS

Said Omar Badaoui,attaché de presse

Communiqué de l’Ambassade de l’Union des Comores en France

 

Comoriens, comoriennes Le mandat de l’actuel Président de l’Union des Comores, Son Excellence DrIkililou DHOININE, arrive à son terme.Les comoriens se rendront aux urnes dans quelques mois pour élire le futur locataire de Beit-Salam.

 

Conformément à la Constitution, les Comoriens de la diaspora pourront,enfin, prendre part à ce grand rendez-vous, à l’instar des autres communautés, comme ils l’ont toujours revendiqué.

 

A cet effet, nous vous invitons à vous rendre massivement à l’Ambassade pour vous faire recenser et établir vos cartes consulaires. L’Ambassade tient à souligner que la carte consulaire est obligatoire à tout comorien ayant élu domicile à l’étranger.

 

Seuls les détenteurs de la carte consulaire pourront voter aux élections présidentielles et autres.

Merci de votre compréhension

 

Fait à Paris, le 09 avril 2015

 

Said Omar Badaoui, Attaché de presse à l'ambassade des Comores à Paris

 

 

 

JUWA AUX ABOIES, Dossar pete les plombs

Publié le 05/04/2015 à 18:21 par mwendje Tags : blog soi internet google

 
 

Juwa aux aboies et dossar pete les plombs

Le président de l’assemblée nationale est élu à la majorité absolue

« Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Le Député Foundi Ali Hadji, en sa qualité de doyen, a été exemplaire, magnanime et a fait montre d'un calme légendaire dans l’exercice de ses fonctions consistant à diriger les travaux de l’élection du président de l’assemblée nationale. Il a su diriger avec brio et garder son sang froid suite aux invectives et aux quolibets emanant des députés de l'opposition.  Malgré les tentions et les propos déplacés  qui ont émaillé cette élection du perchoir de l’assemblée nationale le samedi 4 avril 2015, les travaux ont été achevés avec succès en élisant Abdou Ousseine, ancien ministre de la justice et de la fonction publique, président de cette institution  ô combien plus importante.

 

Des blogs et des sites internet relayent des fausses informations car ils n'ont pas été bien informés de ce qui s'est réellement passé au palais du peuple de Hamramba. Les uns disent qu'Abdou Ousseine a été élu par 15 députés, faux et archi-faux et les autres disent que certains députés ont été séquestrés. Non et non, les 13 députés de l'opposition ont été là et ont assité même au début des travaux jusqu'à voter 3 bulletins nuls et puis après comme par hasard, une sonnerie mystérieuse a retenti pour les obliger à plier bagage. La faute est a qui ?

 

Mais qu'est ce qui s'est passé au juste?

 

La cérémonie d’investiture qui a eu lieu le vendredi 3 avril 2015 à 9h, a débuté comme prévu après l’installation des 30 députés légalement élus. Quinze minutes après avoir ouvert la séance l’assistance a été surprise par l’irruption des 3 députés issus de l’île autonome d’Anjouan invalidés par la cour constitutionnelle deux jours avant la tenue de la cérémonie. Peu après il s’est avéré que le secrétaire général adjoint avec la complicité de Mde Elbarouwane et d’Ahmed Djaffar tous de Juwa avait chapardé les écharpes des représentants de la nation pour les attribuer aux faux députés. Par conséquent, le secrétaire général adjoint Mr Mhadji Issa fut arrêté par les forces de l’ordre pour usurpation des ces écharpes qui sont le symbole des représentants de la nation.

 

Dans l’après midi, la cérémonie d’installation des députés devrait débuter à 16h  et à la surprise générale des membres du gouvernement, des représentants des corps diplomatiques et des députés, l’hémicycle a été fermée à double clé. Le député Dossar qui fut secrétaire général de l’assemblée s’est enfermé dans son bureau avec les clés en représailles de l’arrestation de Mr Mhadji Issa son adjoint. Après avoir constaté que Dossar s’est enfermé dans son bureau comme un preneur d’otage, des négociations ont été mené en vain. Et c’est alors qu’un technicien de la logistique du palais a trouvé l’astuce pour ouvrir une des portes sauvant ainsi l’honneur de notre pays qui a failli être terni par les caprices d’un député aux allures d’un délinquant.

 

Le lendemain la séance a repris à 16h avec l’élection du président de l’assemblée nationale c’est alors qu’on a pu découvrir les vrais visages des députés de Juwa en l’occurrence celui du sulfureux Dossar qui a fait apparaître ses violences longtemps mis en léthargie et masquées par ses apparences intellectuelles. Celui-ci a eu l’audace de casser l’urne et déchirer en lambeaux l’isoloir au vu et au su de toute l’assistance.

 

Finalement, les forces de l’ordre ont fini par maitriser et appréhender les députés récalcitrants qui se sont comportés comme des godillots. Les élections se sont déroulées conformément aux textes en vigueur prévus par le règlement intérieur de l’assemblée.  Le président a été élu à la majorité absolue des 16 députés sur les 29 présents et a procédé à la mise en place de son bureau.

 

Mohamed soultoine Moroni

Salim, tu vas nous manquer!!!

Hommage posthume à notre frère et ami Salim Hatubou décédé le 31 MARS 2015 A Marseille.

Salim Tu es immortel !

Salim Hatub est né le 20 juin 1972 à Hahaya et mort le 31 mars à Marseille à l’âge de 43 ans. La perte de cet écrivain de renommé international a mis le monde littéraire de l’océan indien et  des îles Comores en deuil. L’intelligentsia comorienne et le monde littéraire sont éprouvés par cette énorme perte qu’est la disparition de notre frère talentueux écrivain.  A cet effet, Je me joins à tous les comoriens, au premier rang desquels la diaspora scientifique de France, aux amis et frères de Salim pour présenter mes sincères condoléances attristées à la famille du défunt de Marseille et de Hahaya.

 

 J’ai connu Salim à travers une présentation d’un livre de Sœuf  Elbadaoui à Paris en l’an 2003. Je le connaissais de nom mais ce jour là, j’ai découvert un homme humble, très modeste et serviable. Il m’a offert 5 de ses romans quand je lui ai annoncé que j’allais m’inscrire en thèse et de surcroit travailler sur la littérature comorienne. Une étude sur le roman comorien de langue française ça serait une première, me disait-il. Je l’ai aussi bien connu par ses écrits et j’ai découvert un grand écrivain par son style et par-dessus tout, la fluidité de la lecture de ses œuvres. Un français facile, accessible à tous, qui me donnait toujours envie de terminer ses livres. J’ai gardé en lui un écrivain très audacieux qui ne lésinait pas sur les moyens pour stigmatiser et condamner avec  fermeté l’injustice, l’ingérence et les inégalités sociales et ceci verbalement ou dans ses écrits.

 

 J’ai eu la chance de lire en premier « Marâtre » un de ses romans, plein d’humour, paru en 2003 aux éditions KomEdit, dans lequel il raconte le duel d’un petit Africain et de la femme de son père. Un huis clos dans lequel Marâtre et Dendehors, les deux personnages principaux se vouent une haine profonde et démesurée. Marâtre possède deux enfants, un garçon et une fille. Ces derniers sont chouchoutés et ne font rien à la maison. Les travaux ménagers sont réservés à Dendehors. Malgré les plaintes que ce petit garçon fait à son père, lequel est rarement à la maison à cause de son travail, Marâtre continue à infliger des quolibets à son beau fils. « J’ai beau giflé, humilié, torturé Dendehors, il ne pleure jamais. Je finirai par le caresser et l’embrasser pour le faire souffrir. »

 

A partir de la lecture de ce roman j’ai été séduit par ses ouvrages qu’ils soient en poésie, en théâtre ou en roman. « Le sang de l’obéissance » un roman critiquant les mariages arrangés, m’a donné le goût de la lecture mais aussi de l’écriture jusqu’à me pousser à m’inscrire en thèse de lettres modernes en choisissant de mener une étude sur les roman comoriens de langue française.

 

Salim tu vas nous manquer, ton absence va engendrer un vide dans le monde littéraire mondial et comorien en particulier. Tu pars mais tu laisses derrière toi des orphelins. Tes ateliers d’écriture, tes pièces de théâtres et tes romans de la jeunesse manqueront aux enfants et aux adolescents de la réunion, des Antilles et de Mayotte, lesquels prenaient un grand plaisir à t’écouter raconter tes histoires magiques et mystérieuses.

Que Dieu te réserve une place de choix au paradis.

 

Salim tu n’es pas mort car tu as marqué  les deux dernières décennies de la littérature comorienne, tu es un écrivain hors pair, ta modestie légendaire et ta générosité sans faille ont fait de toi l’ami de tout le monde. Tes encouragements et ton aide m’ont permis de réaliser un projet d’enfance qui me tenait à cœur, mille fois merci. Un écrivain comme toi, malgré cette disparition fulgurante restera à jamais dans la mémoire collective des intellectuels comoriens, ceux qui t’ont lu et ceux ou celles qui te liront dans l’avenir. Comme disaient les autres «  les paroles s’envolent et les écrits restent ». Amadou Hampaté Ba disait qu’ « un vieillard qui meurt en Afrique est une bibliothèque qui brûle ». Pour les Comores, elles ont perdu un monument Tes écrits témoigneront de l’engagement littéraire qui tu as fait montre pour contribuer à ta manière à l’édifice de ton pays. Tu es venu à Marseille très jeune mais tu n’as jamais oublié tes origines comoriennes. Tu t’es toujours inspiré des contes et légendes comoriens pour écrire certaines de tes œuvres. Ceci prouve l’importance et l’intérêt que tu accordais à ton pays, les Comores.

 

Salim tu nous manqueras énormément!

Je suis aux Comores au moment où je mets cet article sur papier et je pense à mes amis, tes amis, lorsqu’ils ont appris ta disparition, car moi-même j’ai été écrasé par cette mauvaise nouvelle. Pourtant dieu le tout puissant nous a toujours dit d’accepter la mort de nos proches et nous l’acceptons en tout cas on y peut rien. Les Comores et la littérature comorienne sont frappées de plein fouet.  

 

Salim était un écrivain engagé qui a toujours condamné la présence française à Mayotte. Je vous invite à lire son livre intitulé « Hamouro » dans lequel il semble s’être inspiré du fait divers survenu à Mayotte le 27 octobre 2003. Un maire, élu de la république française, a mis le feu à un village car celui-ci était habité par des Anjouanais.

 

Cependant, à Mayotte, île géographiquement, culturellement, historiquement et éthiquement comorienne mais restée sous le giron de la France au lendemain de l’indépendance des autres îles de l’archipel des Comores, aucune poursuite judiciaire n’a eu lieu pour condamner cette hécatombe. La France le pays du droit de l’homme.

 

De fait, la présence de la France à Mayotte a toujours été condamnée par les instances internationales, notamment le fait qu’un comorien n’ayant pas de papiers français soit considéré comme un « hors-la-loi » à Mayotte alors que dans ce contentieux inextricable, la France elle-même ne semble pas s’accommoder des lois internationales.

 

Le clandestin, finalement, dit-il dans une interview, il n’est pas celui qu’on a coutume de désigner. L’auteur critique sévèrement la façon dont les comoriens sont maltraités à Mayotte et va jusqu’à qualifier les arrestations arbitraire de « rafles », révélant en même temps son coté d’écrivain engagé et de grand patriote. Un passage de son livre « Hamouro ».

 

« Quand la police débarque dans un marché et arrête des dizaines de personnes en toute impunité ou quand elle s’introduit violemment dans des maisons pour procéder à des arrestations… comment qualifiez-vous de tels actes ? Moi, j’appelle ça des rafles ! ».

Paix à ton âme, cher frère !

 

Par Ali ABDOU MDAHOMA

NB:Le ministre de l'éducation nationale, Dr Abdoulkarim Mohamed a demandé en conseil de ministre à ce que notre écrivain Salim Hatubou ait des funérailles officielles.

22 candidats à la députation à Moroni

Publié le 26/11/2014 à 08:05 par mwendje

Moroni Nord:

1-Fatahou

2-Ibrahim Mohamed Soulé

3-Omar Mohamed

4-Laith Ben Ali

5-Abdillah KINKERS

6-Hassan Andil

7-Dr Moussa

8-Youssouf Ali Mliva

9-Hassan Mde Hassan

10-Mde Msoili dit GAGA

11-Kambi

Moroni Sud

1-Mohamed Daoudou Alias KIKI

2-Momo Abdallah Mde Soifeine

3-Said Abdallah cheick

4-Peta Koudra

5-Mohamed Msaidié

6-Razida

7-Ali Papa

8-Mahamoud Abdallah

9-Ahmed Said Abdallah

10- Hachim Said Hassan

Les candidats de Hamahamet Mboinkou de l'UPDC

Publié le 25/11/2014 à 09:47 par mwendje Tags : soi bonne

- Hier à 23h59 les candidats de l'UPDC de la circonscription de Hamahamet-Mboinkou aux legislatives, aux conseillers des îles autonomes et aux municipales ont déposé leur candidature et attendent la décision de la cour suprême. Si tout va bien les campagnes commenceront le 23 décembre.

Les candidats se classent de la manière suivante:

- Député titulaire de l'UPDC: Soulaimana Mohamed Soilih de Mbéni.

- Suppléant du député soulaimana est Said Mohamed de Hantsindzi Mboinkou

- Candidat titulaire aux Conseillers de l'île autonome de Ngazidja: Dr Ali ABDOU MDAHOMA

- Suppléant: Soidiki Elamine Mouigni de Nioumamilima Mboinkou

- Conseiller Titulaire de Hamahamet- nioumamsirou: Toirika Ali Bouni Hamahamet

Suppléant : Fatima Abdou Msa Mnoungou

- Conseiller Titulaire de Hamahamet Nioumamdro:

Hamada Mmoissi Hadjambou.

Suppléant: Mohamed Adam Mbaé Dimadjou Hamahamet.

Ce sont des candidats aux élections prochaines du 25 janvier 2014.

 

- Tête de liste à la mairie de Mboinkou: Massoundi Said journaliste à l'ORTC natif de Trélézini- Mboinkou.

Bonne chance et que le meilleur gagne!!!

Une grande fierté d’embaucher des compatriotes

Publié le 07/10/2014 à 16:10 par mwendje Tags : france société femme création

 

Embaucher_des_compatriotes

Une jeune femme de la diaspora est dans les affaires de l’immobilier aux Comores depuis mai 2013. Cela fait donc un peu plus d’une année que la société immobilière des Comores (i2A immobilier) a pignon sur rue. Elle s’impose en acteur spécialisé dans les transactions immobilières et la gestion locative à Moroni. Aïda Aboutoihi, qui a eu l’audace de relever le défi, a rencontré la presse pour se confier sur un parcours pas toujours aisé et parfois difficile à faire face individuellement.

La gérante de la société immobilière des Comores a rencontré la presse, jeudi à Moroni, pour présenter au public son agence et ses activités, plus d’un an depuis sa création. Aïda Aboutoihi reconnait que «le difficile a été, au début, le choix des clients étant donné que l’activité est nouvelle dans le pays». A cet effet, la gérante de l’agence i2A immobilier a préféré miser sur les gros clients, plus particulièrement les organismes internationaux. Une manière, selon elle, d’éviter les conflits entre propriétaires des maisons et de terrains avec l’agence.

Dans ce parcours, Aïda Aboutoihi a osé se lancer sans aide ni accompagnement venant de l’extérieur. Elle affirmera à la presse que son agence n’a pas de partenaires étrangers. «Jai fait le choix de me lancer aux Comores parce que j’aime mon pays. Et je veux saisir cette opportunité pour montrer aux Comoriens qui sont à l’extérieur que notre pays a plusieurs atouts», a soutenu la jeune femme. Elle a déclaré, durant la rencontre, que la gestion locative et les transactions immobilières demeurent, depuis deux ans, les spécialités de sa société i2A immobilier.

Elle a aussi montré que, sur la gestion locative, l’i2A immobilier reste un élément qui fait office de lien intermédiaire entre le propriétaire et le locataire. Aïda Aboutoihi a indiqué que son agence accompagne, dans toutes les démarches, le client pour qu’il puisse louer le bien qu’il désire. «Nous discutons, tout d’abord, avec les propriétaires des maisons vu que chaque client souhaite du confort. Nous faisons une rigoureuse sélection des biens en nous articulant sur des normes de sécurité et d’hygiène avant de les proposer aux clients», a fait savoir Bourhani Mohamed Fayal, le chargé des locations.

Selon lui, beaucoup d’étapes sont à suivre, notamment l’inscription des propriétaires et des locataires, les visites effectuées au cours du bail pour garantir le bon entretien de la maison, les états des lieux. L’autre spécialité, Nazir Djaé, a montré que l’agence passait par la voie des enquêtes très approfondies d’un notaire pour authentifier les actes de propriété.

«Les Comoriens, par exemple qui vivent en France, veulent toujours se rassurer sur les biens avant de procéder aux services. Il leur serait pénible de se retrouver devant des problèmes après avoir bâti une maison luxueuse», a-t-il ajouté. Raison pour laquelle des terrains sont placés en liste noire à cause des zones où ils se situent. «Nous mesurons les risques avant la vente comme une agence d’assurance, les propriétés non enregistrées, bâties ou non bâties», a-t-il précisé.

Avant de prendre congé de la presse, Aïda Aboutoihi a sollicité auprès du gouvernement de faciliter des initiatives pareilles. Ce qui incitera, selon elle, non seulement les autres à oser entreprendre, mais également ça pourrait accroître l’économie du pays. «C’est une grande fierté de pouvoir embaucher quelques compatriotes dans ma propre agence», s’est-t-elle ainsi réjouie.

Nazir Nazi

COMUUNIQUE DE PRESSE

Publié le 02/10/2014 à 10:49 par mwendje Tags : homme société voiture

Dans la matinée du mercredi 1er Octobre 2014, deux hommes ont tenté d'agresser violamment le vice-président Mohamed Ali Soilih.

 

Alord que le véhicule du vice-président voulait se rendre à Beit-Salam pour le conseil des ministres hebdomadaire, son chéauffeur s'est trouvé bolqué dans un embouteillage au niveau des batiments de la société des hydraucarbures.

 

Deux hommes surgissent soudainement d'une voiture, vociférant et proférant des propos injurieux et blessants envers le vice-président. L'un d'eux assena d'abord un cou de poing sur le capot du véhicule du vice-président puis une lourde pièrre est lancée sur le coté latéral, une deuxième pierre est jetée sur pare-choc arrière.

 

Devant cette situation le garde du corps descendit du véhicule avec calme et sang froid et tente de maitriser la situation. Mais les deux hommes lui sautèrent au cou et tous trois furent projetés par terre. Le garde du corps usa alors de son arme de défense et de sécurité pour dessérer l'étau et faire lâcher prise aux agresseurs blessant lègerement au bras un des agresseurs.

 

Le vice-président déplore cet incident regrettable qui n'aurait jamais dû se produire.

 

Le cabinet du vice-président

Source Alwatwan N°2525 du jeudi 2 octobre 20114

interview de Firozali Dramsi

Publié le 05/08/2014 à 10:05 par mwendje Tags : moi monde roman société travail création

Firozali Dramsi/ président d’honneur du Modec: "Seule la confiance des entreprises locales dans l’environnement des affaires peut constituer une vitrine à des investisseurs étrangers "

FIROZALI Dramsi, ancien président de l'Opaco et actuel président d'honneur du ModecFIR

FIROZALI Dramsi, ancien président de l’Opaco et actuel président d’honneur du Modec

Climat des affaires, dialogue entre secteur public et secteur privé, Modec, prêts bancaires…Firozali Dramsi, le patron de l’hôtel les Arcades à Moroni et président d’honneur du Mouvement des entrepreneurs comoriens (Modec), la principale organisation patronale de l’archipel, nous fait ici le point sur tous ces sujets. Interview…

Pour commencer, pouvez-vous nous présenter brièvement le Modec et sa différence avec l’Opaco?

Enfin le Modec est une organisation représentative de tout le secteur privé comorien avec à la tête une jeune entrepreneuse qui était la vice-présidente de l’Opaco avec des entreprises jeunes nouvellement créées qui ont une culture d’une organisation car elles sont toutes dans le secteur formel avec un esprit d’entreprise plus accentué que le nôtre et qui possèdent donc tous les atouts pour réussir en s’appuyant sur les acquis de l’Opaco. Le seul bémol est qu’aujourd’hui le Modec ne rassemble qu’une centaine d’entreprises ou de commerçants quand on sait que le Service de Fiscalité des Entreprises a identifié 800 entreprises dans le formel quand elles sont au nombre d’au moins trois fois plus en comptant celles qui sont dans l’informel.

 Lors du lancement de votre Mouvement vous avez dit que "Le bureau du MODEC aura la lourde tache de sortir le secteur privé comorien de la léthargie dans laquelle il est plongée, de constituer une institution forte et efficace pour la défense des intérêts des membres, d’œuvrer au développement économique et social des Comores en se constituant en une force de proposition responsable et citoyenne au côté des pouvoirs publics et des partenaires au développement ». Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Oui, lors de mon discours lors de l’Assemblée Générale Elective du Modec j’ai prononcé effectivement cette phrase que vous avez reprise, car l’Opaco dont je fus le dernier Président devait passer le relais à ce nouveau mouvement qui a pris naissance après huit mois de long travail acharné que j’ai mené et avec les organisations professionnelles locales pour leur sensibilisation qu’avec les experts du BIT. La différence profonde entre ces deux organisations est que nous avions les mêmes objectifs de faire représenter chaque secteur d’activités et la différence profonde est que l’Opaco existait en tant qu’organisation patronale reconnue localement, régionalement et internationalement qui demandait en vain aux autres organisations professionnelles de la rejoindre. Le Modec est au contraire créé à la suite d’une volonté commune de toutes les organisations professionnelles représentatives du secteur privé de s’unir pour former un seul bloc pour consolider le dialogue social avec son partenaire l’Etat et au cas échéant constituer un noyau dur de résistance face à l’arbitraire.

Quel est votre appréciation du  climat des affaires aux Comores ?

Le climat des affaires n’est pas propice aux investissements productifs malgré un code des investissements très attractif du fait même du problème de l’énergie et de l’eau d’une part et de réceptif sanitaire d’autre part. Un investissement productif exige de la part d’un pays une visibilité sur un moyen terme de 7 à 10 ans et malheureusement notre pays ne l’offre pas bien que des progrès certains aient été réalisés dans les tournantes où les Comores restent un exemple de démocratie. Il faut avouer qu’un franc placé dans le commerce traditionnel de pure négoce est récupéré au bout d’un an ou moins alors qu’un franc placé dans les l’économie de production est récupéré au bout d’un minimum de 4 ans et qu’aucune mesure d’accompagnement n’est à attendre de l’Etat quand le secteur dans lequel évolue l’entreprise connaît une difficulté structurelle.

Il a toujours été ainsi dans le passé ?

Dans le passé ces contraintes existaient mais la Banque de Développement des Comores avait joué un rôle tampon très appréciable pour soutenir les entreprises en difficulté qui a fini par avoir des difficultés elle-même dans l’équilibrage de ses comptes. On apprend aujourd’hui que cette Banque de Développement des Comores va être privatisée et fonctionner comme les banques d’affaires sur place. Depuis l’abolition du monopole de la BIC, d’autres banques ont vu le jour telles qu’EXIM Bank, la BFC, la MECK, la SNPSF mais elles sont restées toutes comme des banques d’affaires c’est à dire des prêts à des taux exorbitants sur des périodes courtes ne dépassant pas 5 ans, qui ne favorisent pas l’émergence d’une économie de production et on ne peut que déplorer la disparition de notre seule banque de développement. Notre pays ne possède pas de plan cadastre brûlé à 95% sous le régime de Feu Président ALI SOILIHI quand on sait qu’un crédit à moyen terme est subordonné  à la production d’un titre de propriété en garantie du prêt. Même quand les banques octroient des prêts à moyen terme pour certains projets portés par des opérateurs économiques sérieux dans un créneau porteur elles rencontrent des difficultés dans la réalisation des hypothèques en cas de défaillance de l’entreprise car les procédures judiciaires sont longues et fastidieuses.

Quel est l’état des relations entre le gouvernement comorien et le secteur privé ?

Depuis le régime du Président AZALI au régime du Président IKILILOU nous avons œuvré pour instaurer cet indispensable dialogue entre le secteur privé et le secteur public qui s’est soldé par une rupture nette avec le régime SAMBI, quand nous avons dénoncé, dès leur arrivée, les investisseurs opportunistes tels que Bashar, Jaroudi, Kazma, … et d’autres qui conforte aujourd’hui notre vision que le pays allait sombrer dans une impasse difficile à surmonter. Les volontés politiques de tout temps sont affichées pour un partenariat social et économique avec le secteur privé mais elles ne sont pas suivies d’effets et quand il arrive au secteur privé de dénoncer certaines dérives il est considéré comme un parti politique d’opposition et s’en suit une rupture totale dans les rencontres. Il nous est arrivé de dénoncer les hausses illicites du prix des produits pétroliers du fait d’un approvisionnement avec un fournisseur véreux, de dénoncer la concurrence déloyale d’un investisseur étranger qui avait tous les avantages fiscaux pour concurrencer une entreprise nationale dans le concassage, de dénoncer l’octroi des marchés publics à des entreprises étrangères non enregistrées aux Comores sans appel d’offres, de dénoncer l’arrêt brutal d’une entreprise nationale qui voulait desservir les îles et la région par la mise en place d’un bateau aux normes Véritas de 200 passagers parce qu’une exclusivité avait été donnée à une société chinoise fantôme, etc. ….

Est-il facile aujourd’hui, pour  les entreprises comoriennes d’accéder à des prêts bancaires ?

 Je viens de vous relater les difficultés de tous ordres que rencontrent un opérateur économique comorien pour accéder à des prêts bancaires dont le taux du crédit est exorbitant compte tenu du risque pays malgré des opportunités d’affaires nombreuses qui ont un taux de rentabilité interne supérieur à 20%. Les banques qui ont des liquidités énormes sont frileuses pour injecter de l’argent dans l’économie comorienne.

Selon vous qu’est ce qui décourageraient aujourd’hui un investisseur étranger qui souhaiterait venir investir dans l’archipel ?

Quand l’entrepreneur national n’arrive pas à émerger dans son propre pays comment voulez-vous qu’un investisseur étranger parvienne à le faire ? Seule la confiance des entreprises locales dans l’environnement des affaires peut constituer une vitrine à des investisseurs étrangers et je ne parle pas d’opportunistes d’affaires tels que nous avons vus proliférer dans le pays sous le régime de Président SAMBI et les différentes rencontres avec nos partenaires du Golfe n’ont abouti à aucune concrétisation de projet, la Conférence de Maurice pour la reconstruction des Comores, la Conférence de Doha autant de promesses qui sont tombées dans les oubliettes. Outre les problèmes de cadastre et des banques l’épineux problème est l’isolation de notre pays au monde extérieur par carence des transports maritimes fiables, des transports aériens, de l’état de nos routes et des gros problèmes d’eau et d’électricité. Le marché intérieur étant vraiment restreint l’entreprise tournée vers l’économie de production doit pouvoir exporter dans le COMESA et profiter de tous les avantages de cette zone économique et le problème crucial des transports maritimes et aériens doit être résolu. Beaucoup de réformes ont été prises pour l’amélioration du climat d’affaires et je dois reconnaître que l’Etat a consenti beaucoup de sacrifices , le nouveau Code Général des Impôts, la Cour d’Arbitrage des Comores, le Code de Passation des Marchés Publics,  etc … et via le Secrétariat Exécutif des Réformes financé par la Banque Mondiale pour améliorer nos critères de classement pays dans le « Doing Business » dont l’inscription d’hypothèque dans un fichier informatique,  le traitement des dossiers litigieux par la Justice dans des délais raisonnables , la mise en place du crédit bail pour faciliter l’octroi de crédit fournisseur et éviter les garanties hypothécaires, etc.… mais sa stricte application pose problème.

Alors quelles sont les réformes qui vous paraissent urgentes pour donner plus de poids au secteur privé ?

Des réformes plus terre à terre doivent aller vers l’octroi de gros avantages fiscaux aux entreprises qui veulent s’investir dans les transports maritimes et aériens, dans les énergies renouvelables, dans des projets immobiliers pour que les Comoriens puissent accéder à la propriété et tout ce qui touche le tourisme qui sont les créneaux porteurs de l’économie nationale. Et surtout formaliser un dialogue permanent entre le secteur public et le secteur privé pour éviter tous ces dérapages dans les signatures de conventions particulières qui échappent à l’organisme de contrôle des investissements qui est l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements. Elle se trouve souvent court-circuitée par des décideurs politiques dans des circonstances souvent opaques.

Le Modec a-t-elle des relations avec les autres organisations patronales de la région du sud-ouest de l’Océan indien ?

Bien entendu que le Modec, s’appuyant sur les acquis de l’Opaco entretient des bonnes relations avec les organisations patronales de la sous-région de l’Océan Indien mais comme l’Europe il faut une réelle volonté des pays riches comme Maurice et la Réunion pour booster l’économie des pays pauvres comme Seychelles, Madagascar et les Comores et avec le recul je n’ai jamais constaté cette volonté.

Quelles mesures pourraient-être entreprises par les décideurs de cette zone pour booster l’économie de la région ?

L’Union des Chambres de Commerce des Comores s’attèle durement à cette tâche pour palier à tous les problèmes évoqués dans la libre circulation des personnes par la création d’un couloir COI pour affirmer l’identité indianocéanique de la région et d’inciter par l’octroi d’avantages fiscaux les opérateurs économiques œuvrant dans des compagnies maritimes et aériennes, de desservir la région avec des coûts raisonnables.

Il y a quelques mois, vous étiez en pointe parmi les chefs du mouvement de protestation qui se réunissait  régulièrement à la place de l’indépendance pour revendiquer « l’eau et l’électricité ». Depuis vous avez rangez vos pancartes et banderoles. Est-ce à dire que vous avez eu satisfaction de vos revendications ?

Effectivement je fus parmi les responsables du Printemps Ylang et nous avons rangé nos banderoles dans les placards comme vous le dites, car notre mouvement a été interdit. Je n’en veux à personne car ayant permis à des personnes de s’exprimer, elles ont souvent dérivé dans leurs propos et puis la déclaration du Président SAMBI de rallier notre mouvement ainsi que la présence de certains leaders politiques qui ne prenaient pas la parole dans nos meetings a donné une coloration politique à notre mouvement alors que nous restions un mouvement apolitique et pacifique de protestation contre les abus des responsables des sociétés d’Etat. Je pense que nous avons pu sensibiliser les responsables des sociétés d’Etat ainsi que les politiques sur la justesse de nos revendications et que malgré tout des gros efforts ont été fournis pour palier aux carences dénoncées : pour moi ce fut une victoire.

Propos recueillis par Faïssoili Abdou

 

Interview exclusive du vice-président M.A.SOILIH

Publié le 23/07/2014 à 07:43 par mwendje Tags : vie france travail anniversaire solidarité

Mohamed_Ali_SoilihPour le vice-président comorien en charge du ministère des Finances, l’obtention du point d’achèvement de l’IPPTE et l’effacement de la dette sont l’aboutissement d’un long combat, d’une longue bataille. Ils sont la reconnaissance du «sérieux de notre gouvernance par nos partenaires». Mohamed Ali Soilih que beaucoup considèrent dès le lendemain de l’élection du président Ikililou Dhoinine comme candidat à l’élection présidentielle de 2016 pour le tour de la Grande-Comore tient avant tout à réussir ses missions en tant qu’argentier de l’Etat.


Le troisième anniversaire du mandat du Président Ikililou Dhoinine a été célébré le 26 mai 2014. Certains considèrent que le point le plus saillant du bilan est l’effacement de la dette. Partagez-vous cette opinion?


L’obtention du point d’achèvement de l’IPPTE et l’effacement de la dette sont l’aboutissement d’un long combat, d’une longue bataille qui, on se le rappelle, a connu des fortunes diverses tout au long de son évolution. Cette bataille a été gagnée grâce à l’engagement fort duChefde l’Etat sous l’autorité duquel il nous a été donné de piloter le processus. Ce succès est aussi celui de toute l’équipe gouvernementale dont il faut saluer la discipline collective et la grande solidarité manifestée durant ces trois difficiles années. Cette victoire est aussi celle de tout le pays, de tous nos compatriotes dont il faut aussi relever la patience à supporter les privations qui découlaient du programme conclu avec la Banque mondiale et le FMI.


Mis à part le point d’achèvement de l’IPPTE, ce qui n’est pas peu, il est vrai, quels autres succès mettez-vous au compte de l’action de votre département durant ces trois dernières années?


Le ministère des finances est aujourd’hui méconnaissable sur le plan structurel tant de grandes réformes ont complètement changé sa configuration ces dernières années. Ces réformes étaient autant de conditionnalités fixées par le programme convenu avec les institutions internationales. Souvenez-vous d’où nous venons et vous comprendrez que la tâche a été herculéenne : assainir les finances publiques, hiérarchiser nos choix dans un pays où tout est prioritaire, créer un environnement juridique et bancaire attractif pour les affaires, consolider définitivement la chaîne des dépenses et des recettes de l’Etat et que sais-je encore…
En conséquence de tout cela nous avons maintenant cette régularité des salaires, ces chantiers ouverts sur le front des infrastructures routières, aéroportuaires et sanitaires, ces projets d’adduction d’eau dont les travaux ont commencé dans diverses régions des trois îles, notamment à Moroni où les travaux du site de Vouvouni,vont entre autre accroître les capacités de stockage des réservoirs, ce qui permettra d’alimenter régulièrement la capitale et ses environs.

Après l’atteinte du point d’achèvement, que fait le pays pour consolider les acquis et surtout relancer son économie?


Lorsque nous avons abouti au succès du point d’achèvement, j’ai entendu des gens se demander s’il y avait une vie après l’Ippte. Eh ! bien oui. Car gagner le point d’achèvement est une chose, mais gagner la relance de l’économie est une autre paire de manches. C’est maintenant que le pays doit retrousser les manches et se mettre au travail. Pour notre part nous savons qu’il faut consolider et poursuivre les réformes structurelles.
Aujourd’hui que tous les guichets sont rouverts pour les Comores, après vingt ans de rupture avec les institutions financières internationales, nous devons préparer un véritable programme de relance de l’économie du pays. La remise aux normes de nos infrastructures est une première étape nécessaire.
Mais d’ores et déjà le Fonds saoudien nous a octroyé 50 millions $ pour le financement des infrastructures tandis que de son côté la Banque islamique nous a accordé 35 millions $.
Le Gouvernement a aussi obtenu un don de financement de 22 millions de $ pour la construction d’un Câble en fibre optique pour relier la région.
Il convient par ailleurs de noter ceci, et c’est important : un accord passé avec la MIGA, une filiale de la BM, va permettre de garantir les investissements à destination des Comores ; la même disposition est prise avec la BID. Les projets de Doha par exemple peuvent maintenant être lancés tandis que les autres initiatives d’investissement dans le pays pourront intervenir avec plus de confiance, de garantie et d’assurance.
Notre secteur privé national a là une rare opportunité de s’organiser et de se lancer véritablement dans la grande aventure de l’entreprise.
Le Gouvernement a aussi obtenu un don de financement de 22 millions de $ pour la construction d’un Câble en fibre optique pour relier la région.

En matière d’amélioration des ressources de l’Etat, qu’est-ce qui se fait, alors?


Actuellement, le système fiscal est rationalisé grâce à l’opérationnalisation de l’Administration Générale des Impôts et des Domaines (AGID). Il est conforme aux standards internationaux. Bien que les résultats ne se fassent pas encore sentir, je peux vous assurer que c’est une réforme majeure. Vous savez que c’est la première fois depuis 17 ans que les comptes administratifs et les comptes de gestion de l’Etat sont rendus disponibles. Le programme doit consolider l’informatisation de la chaine des recettes et des dépenses. Cette informatisation est en cours de mise en œuvre. Le personnel de la chaine de la dépense et de la recette est formé dans ses spécialités et la Direction Générale de la comptabilité publique et du Trésor est rendue opérationnelle grâce à la nomination des chefs de services et responsables des différents départements. Les marchés relatifs à l’informatisation de la chaine de dépense sont lancés. Il s’agit de relier la Douane, les Impôts, le Budget et le Trésor pour mieux maîtriser le circuit en matière d’entrée des recettes et paiement des dépenses. Enfin, un Plan d’Action triennal 2014–2016, résultant de la stratégie sur la gestion des finances publiques, est élaboré. Il faut noter aussi l’effacement de la dette postale entre les Comores et la France qui va permettre une plus grande sécurisation des flux financiers entre la diaspora et le pays.
Nos compatriotes disent ne pas ressentir jusqu’à maintenant l’impact de cet effort dans leur quotidien. Comment réagissez-vous face à cela?
C’est l’avis des experts en esprit chagrin, mais dans mes contacts presque quotidiens avec différentes catégories de la population, je constate avec plaisir l’adhésion de plus en plus de gens aux politiques que conduit le Président de la République.
Les Comoriens savent gré au Chef de l’Etat de réaliser ces importants travaux d’infrastructures, d’assurer cette régularité des salaires. Les Comoriens nous savent également gré d’avoir concouru à créer ce climat apaisé dans le pays, loin de l’agitation frénétique que nous avons connu naguère encore.

La citoyenneté économique, parlons-en, car des compatriotes craignent que le tarissement de cette source ne signe pas la fin de la régularité des salaires?


Il faut d’abord détromper les gens, car la vérité est que le fonds de la « citoyenneté économique » n’a jamais été la source principale du paiement des salaires des fonctionnaires. Cette régularité des salaires est le fruit d’une discipline budgétaire et d’un sérieux dans la gestion du dénier public. Certes, il arrive de temps en temps que nous puisions dans ce fonds, 50 à 100 millions pour boucler un mois, mais c’est tout. Alors, arrêtons de mêler ce que nous savons à ce que nous ne savons pas.

Monsieur le Vice-président, depuis trois ans, et c’est à votre crédit, les fonctionnaires comoriens touchent régulièrement leurs salaires. Mais ces derniers mois, ces salaires tombent tardivement sans pour autant qu’il y ait arriérés, ce qui ne manque pas de rappeler de mauvais souvenirs. Que répondez-vous?


On n’efface pas aussi facilement des souvenirs cauchemardesques de plusieurs décennies. L’essentiel, comme vous le dites, réside dans le fait qu’il n’y a pas d’arriérés de salaires, et nous continuerons à déployer des efforts pour maintenir le rythme.

Le pays se prépare à organiser trois élections simultanément, ce qui implique notamment beaucoup de moyens. Un peu plus de trois milliards, pris en compte dans la loi de finances rectificative. Les gens craignent que l’on n’arrive pas à tenir cette échéance faute de moyens financiers. Cette crainte est-elle justifiée?


Non, il n’y a aucune raison de craindre un non-respect des échéances. Sauf que les sceptiques ne seront convaincus qu’au mois de novembre lorsque effectivement les élections se seront déroulées. Au niveau du gouvernement et de nos partenaires, toutes les énergies sont tendues pour ce grand rendez-vous avec la démocratie. De toute façon, c’est vers nous que doit se diriger le regard du peuple car c’est à nous qu’il a accordé ses suffrages et à qui il a confié les rênes du pays, et non à des gens spécialisés dans la fabrication de rumeurs pour semer le trouble dans les esprits.

Monsieur le Vice-président, nous parlions tout à l’heure des élections de novembre 2014, mais manifestement beaucoup ont les yeux rivés sur 2016. Est-ce votre cas?


Je dois vous dire que cela ne m’a jamais enivré car j’ai compris que les Comoriens n’ont pas élu un candidat, mais un vice-président, auquel le Chef de l’Etat a bien voulu confier un important département ministériel. Je me suis donc attelé à cette mission exaltante avec les difficultés et les succès que l’on connaît. Maintenant, j’ai avant tout à cœur de réussir l’expérience actuelle et, c’est une expérience que nous allons réussir collectivement, sous l’égide du chef de l’État, le Docteur Ikililou Dhoinine. Il sera toujours temps de parler de présidentielle lorsque le moment sera venu.

Propos recueillis
par Saminya Bounou


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