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Mandela l'incorruptible

« L'honnêteté, la sincérité, la simplicité, l'humilité, la générosité, l'absence de vanité, la capacité à servir les autres- qualité à la portée de toutes les âmes- sont les véritables fondations de notre vie spirituelle. » N.Mandela.

 

CITATION DE N.MANDELA

" Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales.J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre.Mais si cela est nécessaire,c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."  [Un long chemin vers la liberté]

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Les Comores n'étaient jamais tombées aussi bas!

Publié le 03/07/2013 à 21:49 par mwendje Tags : roman cadres homme chez france société femme travail voyage

Zerbinette, au secours! Sauve la République du ridicule et du néant!

Les Comores, pourtant habituées au chaos, n’étaient jamais tombées aussi bas

 

 

 

 

Par ARM

 

 

     «Aujourd’hui, faire de la politique aux Comores relève de la mendicité. Le politicien comorien est un mendiant qui doit faire le deuil de sa dignité et de sa personnalité. Il s’oblige à se taire face aux dégâts commis par le régime politique actuel. Je comprends donc l’intellectuel comorien ayant choisi de vivre d’un travail sous-qualifié en France, mais qui vit au moins dans la dignité». Cette confession ne vient pas de n’importe qui. Elle a été faite par un membre de la délégation conduite par Ikililou Dhoinine lors de son voyage de juin 2013 à Paris, au moment même où son champion se faisait ridiculiser sur les bords de la Seine. Et quand des premiers cercles du pouvoir actuel montent ces cris d’agonie, il est vital de se pencher sur le navire Comores car il y a péril en la demeure. Ce péril est d’autant plus grave qu’on se demande si les Comores ont un gouvernement, et si celui-ci sent et comprend la douleur du peuple comorien.

 

 

  Le premier problème des Comores actuelles a un nom: manque de vision. La présidence comorienne n’a pas de vision. Les Comores ont «élu» un Président mais n’ont pas de chef d’État. Même en déployant des trésors d’optimisme, force est de remarquer que le pays n’est pas tenu. S’il était tenu, nous aurions su ce que veut le Président pour le pays. Or, à ce jour, abstraction faite des provocations quotidiennes du Président dans le choix de ses hommes et dans la corruption indécente et malsaine à laquelle se livrent ceux-ci, on ne voit rien venir. Rien. Quand Hamada Madi Boléro a été nommé pour diriger le Cabinet du Président et la Défense du pays, nous avons été parmi les très rares observateurs à avoir placé quelques espoirs sur cette nomination. Nous avons reçu des appels téléphoniques de désapprobation même entre 3 et 6 heures du matin. Or, aujourd’hui, la vérité oblige à reconnaître que Hamada Madi Boléro n’a pas encore su exploiter les «ressorts intimes» de son intelligence politique pour aider son ancien camarade de classe de Collège et de Lycée à devenir un homme d’État.

 

 

    À Beït-Salam, bastion de la haine et de l’intolérance, Hamada Madi Boléro doit faire quotidiennement avec l’hostilité de ceux qui n’admettent pas qu’on peut avoir été l’adversaire du Président et travailler avec lui. En même temps, à force de vouloir tout régenter, de donner son avis sur tout, de tout diriger, il s’est fait piéger et s’ôte les moyens d’aider le Président avec un coefficient d’efficacité élevé. Ses actions dans la diplomatie, domaine dans lequel il a une latitude d’action illimitée, sont tout simplement catastrophiques, comme en témoigne le voyage d’Ikililou Dhoinine en juin 2013 à Paris, voyage qui se définit par un seul mot: «Désastre». Si on devait chercher un deuxième mot, ça serait «fiasco».

 

 

     «Comme aimait le répéter feu mon grand-père: la mauvaise foi est la chose la mieux partagée dans ce pays», a écrit un journaliste comorien en novembre 1991. Mais, cette fois-ci, la mauvaise foi a atteint des sommets. Alors que le credo officiel du régime politique actuel est la lutte contre la corruption, c’est Beït-Salam qui est la matrice centrale de la corruption aux Comores; ce fléau bénéficie aux barons du régime politique en place, qui agissent avec une impunité qui n’aurait pu exister sans les encouragements de Beït-Salam. Pour preuve, depuis des mois, tous les projecteurs de l’actualité sont braqués sur Abiamri Mahamoud, et cela n’a pas encore incité l’autorité à sévir, abandonnant le dossier aux cyberactivistes, qu’on fait tout pour considérer comme de simples pamphlétaires et polémistes. Les surfacturations relevées à la Société nationale des Postes et Services financiers devraient inciter à la révolte. Les trois containers d’Abiamri Mahmoud et sa femme à Mohéli sont un sujet d’un immense scandale, qui n’émeut personne. Le Comorien, à force d’assister aux scandales, a fini par être blasé. C’est le plus grand malheur qui pouvait arriver, car le scandale est banalisé, accepté, toléré.

 

 

    Le Député Abdoulfatah Saïd Mohamed a fait trébucher le ministre Rastami Mouhidine (on parle d’un pactole de 125.000 dollars sur les bien-nommés pavillons de complaisance). Mais, que d’autres Rastami Mouhidine restent accrochés à leurs fonctions, au-delà de toute décence, sans respect pour la susceptibilité et la sensibilité du Comorien! On est en présence du régime politique des scandales politico-financiers à répétition. D’ailleurs, on se demande pourquoi Rastami Mouhidine n’a pas encore été remplacé. Les «affaires courantes» pendant plus d’une semaine? Ridicule. Il faudra faire un cours d’Institutions publiques aux occupants de Beït-Salam.

 

 

     Le ridicule est à tous les niveaux, le scandale à tous les étages. Et, quand Mahamoud Salim, Conseiller de l’île d’Anjouan, se fait prendre la main dans le pot de confiture, dans une puérile tentative de triche «en faveur» d’un candidat au Baccalauréat, on se dit que la République est tombée bien bas et que ce Conseiller, quelle que soit la gravité de son forfait, ne fait que reproduire à l’échelle locale ce qui se fait au niveau national question mauvaises manières. La République des mauvaises manières…

 

 

    Et comme si le pays n’était pas assez englué dans les scandales politico-financiers, voilà qu’on apprend que l’avion qui a coûté quelque 800 millions de francs comoriens à l’État n’a même pas de pilote! C’est la meilleure preuve de l’incurie de ces gens qui gouvernent ce pays pour son malheur. Un avion sans pilote! Il ne manquait que ça! Un avion sans pilote…

 

 

    En tout cas, il sera impossible d’expliquer aux Comoriens comment ça se fait que quand leur pays était placé sous l’égide d’autorités sans formation même primaire ou secondaire, dans les années 1970-1990, il y avait de l’électricité aux Comores, 24 heures sur 24, même à Mohéli, île souvent en retard par rapport aux autres, et pourquoi aujourd’hui, les cadres supérieurs, dont des Docteurs – à moins qu’il ne s’agisse de «faux Docteurs», chers au plus emblématique et au plus caricatural des diplomates comoriens – qui sont à la tête de l’État ne sont pas arrivés à proposer aujourd’hui autre chose que les coupures d’électricité, pompeusement baptisées «délestages». Ici, nous sommes en présence de la pire preuve de la régression des Comores. Au lieu d’avancer, les Comores régressent.

 

 

    Et les malheurs des Comores, il ne faut même pas être forcément aux Comores pour les vivre au quotidien. Pour preuve, parmi les sujets qui préoccupent ces Comoriens vivant entre les villes de Montreuil et Bagnolet, en région parisienne, il y a ce diplomate qui utilise les moyens de l’État pour rendre visite à sa copine, près de chez eux. Cette petite plaisanterie coûte cher et dérange ceux qui savent qui est le diplomate libidineux et désapprouvent son comportement. Affaire à suivre…

 

 

     Comme le sort des Comores désintéresse les autorités de ce pays, il ne nous reste plus qu’à aller chercher la truculente Zerbinette dans Les Fourberies de Scapin de Molière, et lui demander de sauver notre République de la honte, du ridicule et du chaos.

 

 

©www.lemohelien.com – Mercredi 3 juillet 2013.